Benjamin Erisoglu, PDG de Technitoit

Tout le monde pense que le Bac est donné, mais c’est faux, 13% de candidats échouent chaque année. Tout le monde pense qu’on ne peut pas réussir sans le Bac… c’est faux aussi ! Exemples ici des réussites sans le bac.

(…)

L’étonnant parcours de Benjamin, 36 ans et déjà PDG sans aucun diplôme

Aux quelque 13 % des candidats qui ont ou vont échouer, Benjamin Erisoglu, devenu PDG sans aucun diplôme, explique que ce qui compte surtout, c’est l’ambition… et le travail.

Benjamin Erisoglu est PDG de Technitoit, une société de rénovation de toitures basée aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), qu’il a créée tout seul, en 2002, avec 50 000 € d’économies et qui lui a valu de recevoir, en 2012, le prix régional Pays de la Loire des Victoires des autodidactes.

Car, à 36 ans, Benjamin Erisoglu n’a jamais obtenu de diplôme. Pas de master, pas de bac, ni même un BEP. « La vie ne se résume pas à ce diplôme. J’emploie des gens qui ont des bacs + 5, des licences ou rien du tout. Ce n’est pas sur ces critères que je les choisis, mais sur leur force de travail et leur envie de réussir », lance ce fils d’immigrés turcs, qui a grandi dans une famille ouvrière de Cholet (Maine-et-Loire). Son secret, c’est son ambition. Très tôt, dès l’âge de 9 ans, Benjamin a su qu’il voulait devenir commercial. « A un mariage, j’ai vu des hommes habillés en costume. J’ai trouvé cela super. Je voulais faire un métier où je pourrai me vêtir comme eux. On m’a dit que les commerciaux s’habillaient ainsi, c’est là que ma vocation a commencé », sourit-il. Mais l’école n’est pas faite pour lui. « Je ne supportais pas de rester toute la journée dans la même pièce. » A la fin du collège, ses profs lui recommandent de faire un BEP. « Il n’y avait plus de places en commerce, j’ai dû m’inscrire en maintenance… » N’ayant aucun engouement pour cette filière, il sèche ses cours et n’obtient pas son diplôme. A 18 ans, il décide de travailler. « J’avais réussi à trouver une école de commerce en alternance. Mais personne n’a voulu de moi, j’ai dû démarcher plus de 2 000 boîtes, sans succès. »

La délivrance viendra du groupe électroménager Electrolux. Lors d’un entretien d’embauche, son recruteur lui explique que le groupe ne cherche pas d’apprentis, mais des salariés. Il lui donne sa chance. Benjamin devient alors vendeur d’aspirateurs. « J’étais uniquement payé à la commission, je n’avais pas de fixe. » En un mois, il est nommé meilleur vendeur junior, puis devient rapidement directeur d’agence. Son record ? 450 aspirateurs en un mois. Il quitte l’entreprise en 2000, à 22 ans. « J’avais envie d’aller voir ailleurs. »
En 2002, il décide de créer sa propre entreprise. Il lance alors un produit hydrofuge qui permet de rénover les toitures et les façades. De 7 salariés au départ, il emploie plus de 700 personnes aujourd’hui dans 45 agences. Et peut-être bientôt plus encore. « J’aimerais en installer à l’étranger », espère cet accro du boulot, qui affichait en 2013 un chiffre d’affaires de 68 M€. Une ambition qu’il ne reporte pas sur ses deux fils. « Ils feront ce qu’ils veulent et surtout ce qu’ils aiment. Je me fiche qu’ils aient leur bac ou qu’ils fassent de longues études à partir du moment où ils s’investissent dans quelque chose. C’est ce que devraient retenir tous les jeunes qui ont raté leur bac cette année. Par contre, je ne permettrai jamais à mes enfants d’arrêter l’école pour jouer à la console toute la journée. Ce n’est même pas la peine d’y penser ! »

(…)

Source: etudiant.aujourdhui.fr

Tags:
0 Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

logo tendance-travaux blanc
ActualitésÀ proposLexiqueEmploiNous contacter

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?