comment ameliorer air interieur

Saviez-vous que l’air intérieur est souvent plus pollué que l’air extérieur ? Selon le ministère de l’Environnement, l’air intérieur a l’exclusivité de certains types de polluants que l’on trouve en faibles quantités à l’extérieur. Il est donc essentiel d’agir pour améliorer la qualité de l’air de votre logement afin de préserver votre confort de vie et prévenir certains problèmes de santé.

Qualité de l’air intérieur : de quoi parle-t-on ?

Difficile de définir la notion de qualité de l’air intérieur. Celle-ci se mesure, selon la définition qui en est donnée par l’OQAI (Observatoire de la qualité de l’air intérieur) et par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), par la quantité de polluants présents dans l’air et les effets qu’ils peuvent avoir sur la santé. Pour compléter la définition, il serait judicieux de prendre en compte le confort et le bien-être des occupants, en plus de leur santé. Ce n’est pas tout : d’autres paramètres entrent en compte dans l’évaluation de la qualité de l’air intérieur, notamment les caractéristiques du bâtiment, mais aussi les activités et les habitudes des occupants.

Quelles sont les sources de pollution de l’air les plus courantes à l’intérieur ?

À la maison, les sources de polluants sont plus nombreuses que vous ne le soupçonnez : matériaux de construction, insecticides, pollution extérieure, activité des occupants (tabagisme, cuisine, douche…), l’humidité excessive, la peinture, etc. Commençons par les matériaux de construction et les produits de décoration. Bois, plâtre et enduits représentent autant de sources de poussière, de fibres et de COV (composés organiques volatils) qui comprennent les solvants ou encore le formaldéhyde. Certains produits de décoration sont également sources de COV, notamment les revêtements de sol en PVC et les papiers peints de mauvaise qualité.

À la seconde marche du podium des sources de pollution de l’air à la maison, on retrouve les produits ménagers, et plus globalement les produits d’entretien. Ces derniers contiennent certaines substances qui se sont avérées dangereuses pour la santé : COV, phosphates, tensio-actifs ou encore les parfums de synthèse. Justement, ajoutons à la liste de polluants les sprays et désodorisants d’intérieur, qui présentent un risque réel pour la santé des occupants mais aussi des animaux de compagnie. Ne vous fiez surtout pas aux étiquetages « 100 % naturel ». En réalité, les parfums d’intérieur contiennent des COV pour le moins irritants, voire toxiques dans certains cas.

Comment prévenir la pollution de l’air intérieur ?

À défaut de bannir l’utilisation des produits polluants cités plus haut, on visera à en réduire l’utilisation dans la mesure du possible. Dans ce cas, il va falloir observer quelques règles comme le fait de respecter les dosages et les consignes d’utilisation des produits ménagers, d’éviter les désodorisants d’intérieur et autres bougies parfumées, de ne pas fumer à la maison… Aussi, si vous avez un projet de rénovation ou de décoration d’intérieur, pensez à vérifier l’étiquette indiquant les émissions de polluants volatils des peintures, enduits et revêtements de sol. Ce système d’étiquetage est obligatoire depuis 2013 sur tous les produits de construction et de décoration.

Aérer, ventiler et purifier

Améliorer la qualité de l’air intérieur passe par un renouvellement régulier de l’air à la maison. Dans ce sens, il est essentiel d’aérer quotidiennement, au moins pour une durée de 10 minutes, tout au long de l’année. Ainsi, vous renouvelez l’air intérieur, ce qui permet de réduire les polluants, mais aussi l’humidité. Simplement, veillez à aérer tôt le matin ou tard le soir, afin d’éviter les périodes de pics de pollution à l’extérieur. Vous pouvez également opter pour un purificateur d’air pour améliorer la qualité de l’air dans votre logement. En effet, un bon purificateur d’air non seulement éliminera les particules fines mais en plus, se chargera de lutter contre d’autres formes de polluants.

Il est par ailleurs recommandé de ventiler le logement efficacement, qu’il s’agisse d’une ventilation naturelle par les bouches d’aération en bas des murs et en haut des fenêtres, ou d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC). Cette dernière a prouvé son efficacité dans la conservation d’un air sain, car elle permet d’expulser l’air vicié à l’extérieur et d’injecter un air pur à l’intérieur. Si vous en êtes déjà équipé, tachez de l’entretenir régulièrement pour un fonctionnement optimal.

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