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Le principe de l’isolation est de garantir le confort de l’habitat, en limitant les températures extrêmes. Autant l’isolation a la capacité de protéger du froid, autant elle peut favoriser l’accumulation de chaleur dans une maison si elle n’est pas maîtrisée. Comment donc s’y prendre pour isoler son logement sans avoir trop chaud ? Découvrez les réponses à cette question dans ce qui suit.

Isoler avec les bons matériaux

Tous les habitats ne sont pas toujours bien isolés, c’est ce qui explique le fait que par temps chaud, les températures deviennent insupportables. La montée en chaleur survient surtout quand la canicule se prolonge, débouchant au bout de quelques jours sur une hausse significative (3° ou plus) de la température. Cette situation peut être la résultante de plusieurs facteurs : une mauvaise isolation des combles, des murs, du sol ou des surfaces vitrées. L’orientation des ouvertures, portes, fenêtres ou baies vitrées peut aussi être en cause.

Il importe de relever que les isolants ne se valent pas, étant donné que certains matériaux sont plus efficaces que d’autres. Quand on en vient à l’isolation, la quantité ne doit pas être privilégiée à la qualité. Ce n’est pas parce qu’un logement est isolé qu’il est forcément configuré pour vous protéger efficacement du froid ou de la chaleur. Chaque logement ayant ses spécificités, il est important de pouvoir compter sur un expert de confiance comme upenergie.com, qui vous accompagne dans votre projet de rénovation énergétique.

Pour savoir ce qu’est un isolant de qualité, il faut prendre le temps de s’intéresser à ses propriétés. Au nombre des paramètres à considérer, figurent en bonne place, la conductivité thermique (A) et la résistance thermique (R). Optez idéalement pour un matériau avec la plus faible conductivité thermique. Plus elle est basse, et plus grande est la capacité du matériau à isoler. Quant à la résistance thermique, elle doit être la plus élevée possible. Il est aussi un autre critère auquel vous ne pensez peut-être pas dans le choix d’un isolant : le déphasage thermique.

Le déphasage thermique : qu’est-ce que c’est ?

Le déphasage thermique fait référence au temps de pénétration de la chaleur dans un bâtiment donné. Pour faire simple, on le définira comme la durée maximale nécessaire à un matériau pour restituer une quantité de chaleur à laquelle il a été exposé. Ainsi, plus un isolant sera en capacité de retarder la pénétration de la chaleur, plus il sera en mesure de limiter les échanges thermiques entre l’extérieur et l’intérieur.

En choisissant un isolant avec un déphasage thermique élevé, le risque que la température intérieure soit affectée par celle extérieure, est considérablement réduit. Comme vous pouvez vous en douter, la valeur du déphasage thermique est variable d’un isolant à un autre. En établissant un comparatif, on remarque par exemple que, le temps de déphasage thermique de la laine de mouton est de 5 heures, alors que celui du liège s’élève jusqu’à 13 h.

Si on devait dresser une liste des matériaux les plus performants contre la chaleur, le bois est l’isolant qui arriverait en tête, avec un temps de déphasage de 15 h. La ouate de cellulose est aussi bien classée avec un déphasage d’environ 10 h. en règle générale, les isolants naturels se montrent plus performants que les isolants minéraux (laine de verre, laine de roche) ou synthétiques (Polystyrène extrudé ou expansé).

Comment isoler de la chaleur ?

S’il est important de choisir des isolants de qualité, il est tout aussi crucial de savoir quelles parties du logement isoler. Pour cela, il faut parvenir à détecter les zones les plus sensibles aux déperditions d’énergie. C’est un exercice qui ne s’improvise pas et qui requiert l’expertise d’un professionnel. L’objectif, c’est de faire un DPE (Diagnostic de Performances Énergétiques), pour avoir une idée plus précise de la consommation énergétique du bâtiment et identifier ses vulnérabilités.

Les combles

Dans un logement, la toiture est souvent le défaut de la cuirasse de l’isolation thermique. Il convient donc d’y apporter une attention particulière. Une toiture mal isolée nuit considérablement à la performance énergétique d’un bâtiment. L’une des premières choses à faire est d’isoler les combles, perdus ou aménagés.

Pour des combles aménagés, vous pouvez indifféremment opter pour une isolation par l’intérieur ou par l’extérieur. Cette dernière a l’avantage de ne pas grignoter l’espace de vie tout en réduisant les pertes énergétiques. L’une des techniques qui convient le mieux aux combles perdus, c’est l’isolation par soufflage du plancher. La surface est ainsi recouverte de façon uniforme d’un isolant par-dessus lequel on pose une couche de parement.

Les murs

On ne peut négliger l’impact des murs sur les performances énergétiques d’un logement. Une mauvaise isolation des murs conduit à des déperditions d’énergie de l’ordre de 25 %. Tout comme dans le cas des combles, il est possible d’isoler par l’intérieur ou l’extérieur, même si cette dernière solution est souvent privilégiée. Pour isoler par l’extérieur, le professionnel peut poser un bardage, appliquer un enduit isolant ou coller des panneaux isolants aux murs. Comme évoqué un peu plus haut, isoler par l’intérieur fait perdre en espace habitable. Mais c’est une technique qui demeure efficace, à condition que les bons isolants soient utilisés.

On n’y pense peut-être pas, mais le sol peut aussi constituer le point faible de votre isolation thermique. Pour l’isoler, il faut tenir compte de différents paramètres, notamment la nature du sol, la présence ou non d’un revêtement, ou l’accessibilité du plancher. Si le sol est recouvert d’un carrelage par exemple, réaliser une dalle flottante ou une chape en dessous, est l’une des solutions pour l’isoler contre la chaleur. Mais c’est loin d’être la seule méthode. Dans d’autres configurations, la pose d’isolant en vrac ou sous forme de panneau sur le plancher, permet aussi d’obtenir des résultats satisfaisants.

Le choix du vitrage

Le vitrage est essentiel à l’isolation thermique. En plus d’être un élément esthétique de premier choix, il joue aussi un rôle fonctionnel. Il occupe la plus grande place des surfaces vitrées et peut, s’il n’est pas choisi avec soin, créer des ponts thermiques. Aujourd’hui, le double vitrage est largement répandu dans les habitations et permet d’isoler parfaitement contre les échanges caloriques. Pour un gain en performances, le triple vitrage est aussi très prisé. Les surfaces vitrées orientées vers le sud et l’ouest sont celles les plus exposées au rayonnement solaire. Ici, il est préférable d’investir dans un vitrage qui peut laisser passer la lumière émise par les rayons du soleil, tout en bloquant la chaleur produite. Le type de vitrage qui correspond le mieux à ce descriptif, est le vitrage anti chaleur ou le vitrage à contrôle solaire.

Quid des aides ?

Le coût des travaux de rénovation énergétique peut être conséquent. La bonne nouvelle, c’est que de nombreuses aides sont proposées par l’État ou certaines collectivités locales. Il s’agit entre autres de la TVA à taux réduit, de l’éco-prêt à taux zéro ou de MaPrimeRénov’ qui s’est depuis janvier 2021, substituée au CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique). Pour en bénéficier, pensez à confirmer votre éligibilité qui dépendra notamment de la nature de vos travaux ou de votre niveau de revenus.

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