Une des plus importantes déperditions thermiques de notre habitat passe par les fenêtres : jusqu’à 15% selon l’ADEME. Or, nous pouvons réaliser de grosses économies d’énergie par de petits gestes du quotidien.

Nul besoin d’être scientifique pour se rendre compte de l’état de l’étanchéité de ses ouvrants. Il suffit de placer la main ou une bougie sous une fenêtre ou une porte pour ressentir les entrées d’air. Ces menuiseries anciennes sont donc de vraies passoires à calories et aux bruits extérieurs. L’idéal est de les remplacer par de nouvelles ouvertures, plus performantes. En attendant le début des travaux, il est alors possible d’agir en comblant ces jours autour des fenêtres, ainsi qu’au bas des portes.

Calfeutrer ses ouvrants aura donc pour but de boucher les fentes d’une ouverture pour éviter que l’air ne passe. Pour réaliser un bon calfeutrage, il est nécessaire d’utiliser des produits scellants de qualité et de respecter les spécificités d’application de la pose. La suite dépend de l’outillage utilisé, du temps, qu’il ne faut pas compter, et d’un bon tour de main.

Le calfeutrage de fenêtres ou portes

Le matériel et les outils nécessaires

  • De l’alcool à brûler (ou white spirit)
  • Une brosse métallique
  • Un chiffon
  • Des ciseaux ou un cutter
  • Un produit de nettoyage type lessive St Marc

Les joints autocollants, il en existe deux principaux types : les joints en mousse, bon marché, mais à faible durée de vie et les joints en mousse à cellules fermées ou en Néoprène, plus chers, mais plus efficaces et plus durables.

Les joints métalliques peuvent être aussi efficaces, bien qu’ils soient à éviter sur les fenêtres en aluminium ou en PVC. Ils peuvent également se montrer plus compliqués à installer.

La préparation

outil pour retirer les joints

Si le joint en place est encore en état, un bon nettoyage peut suffire. Il faut toutefois prendre en compte l’ajout de la nouvelle épaisseur pour ne pas gêner la fermeture des ouvrants.
Dans le cas d’un joint en mauvais état, retirez-les en les grattant avec un cutter ou un grattoir à joint. Pour les grandes surfaces à retirer, il existe des outils électriques professionnels, disponibles à la location.
Ensuite, dépoussiérez la surface puis dégraissez à l’alcool à brûler (ou white spirit) la feuillure du dormant de la porte ou fenêtre. Idéalement, finissez le nettoyage avec un produit de lavage pour salle de bains de type lessive St Marc.

La pose des joints

Il suffit simplement de dérouler le joint et de l’appliquer en retirant au fur et à mesure le papier protecteur de la face adhésive. Les coupes se feront aisément au cutter.

Pour une configuration où il n’est pas possible d’appliquer des joints sur les menuiseries pour améliorer l’étanchéité, il est conseillé de calfeutrer par l’extérieur avec un joint de type « mastic » en silicone. Pour cela, il suffit de nettoyer la zone à calfeutrer, comme indiqué ci-dessus. Ensuite, il est préférable de passer un primaire d’accrochage sur la zone à calfeutrer, afin d’améliorer l’adhérence du joint en silicone (non obligatoire si la surface n’est pas poreuse).

Le calfeutrage des bas de portes

Il existe différentes solutions pour calfeutrer les bas de portes. La solution la plus simple est le boudin à clouer ou à agrafer, mais pouvant vite se transformer en nid à poussières.

Les barres isolantes en aluminium ou en PVC sont adaptées aux largeurs de portes standards. Elles présentent l’intérêt d’être plus pratiques à l’usage et plus discrètes. Elles comportent, selon les cas, une brosse ou un joint semi-rigide et se fixent par collage ou vissage. Les joints conviennent bien pour le carrelage tandis que les brosses sont plutôt adaptées aux parquets et stratifiés.

Chaque année avant l’hiver, il est conseillé de vérifier que les joints de calfeutrage de vos portes, fenêtres et autres soient en bon état. Avec la chaleur, certains joints ont tendance à se décoller. Mais améliorer le calfeutrage de ses fenêtres ne remplace pas des menuiseries de qualité, aux performances éprouvées aussi bien en termes thermiques qu’acoustiques, pour réaliser de vraies économies d’énergie.

[Conseil du pro] Avant d’installer un calfeutrant, il est préférable d’enlever l’ancien, à moins qu’il ne soit assez petit pour être recouvert du nouveau produit de calfeutrage. Vous pouvez chauffer le vieux produit de calfeutrage, à l’aide d’un sèche-cheveu, pour le rendre plus mou et l’enlever plus facilement.

[Focus] Si l’état de vos menuiseries ne permet pas un bon calfeutrage, il vaut mieux penser à les changer. Vous pouvez dans ce cas faire appel à un conseiller Technitoit.

Article mis à jour par Camille Esneault, en septembre 2018.

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